Ils sont unis

 

 

 

Affiche publiée en 1945 au retour des Camps.
Elle représente un Déporté concentrationnaire soutenu par un Prisonnier de Guerre
et un Déporté du Travail

Association pour la Mémoire de la Déportation du Travail Forcé - 6, Rue St Marc 75002 PARIS

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 ! Retrouver la trace d'un déporté, victime du travail forcé en Allemagne Nazie !

AVERTISSEMENT

75 ans après les faits, il est en général bien tard pour retrouver facilement les traces d’un REQUIS du STO. Il n’existe pas de fichier général des 650 000 français livrés à l’Allemagne par le gouvernement de la collaboration. On peut encore retrouver la date départ et de retour en s’adressant aux Services Départementaux de l’ONACVG du département d’où il est parti. Ces services sont rattachés à la Préfecture. Ils possèdent dans leurs archives les listes de tous ceux qui sont partis et revenus dans leur département. A ce jour beaucoup de ces services ont transféré leurs archives aux Archives Départementales. On peut trouver les adresses dans l’annuaire du téléphone, sinon s’adresser à la Préfecture.

Si le Requis est décédé en Allemagne, son dossier complet se trouve au Service Historique de la défense, Bureau des archives des conflits contemporains : B.P. 552 14037 CAEN CEDEX. Ne pas oublier de donner la date de naissance. Si le dossier existe, on peut le consulter en se rendant à CAEN après avoir obtenu un rendez-vous.

Il arrive que dans ce service qui archive sur des km de rayonnages des centaines de milliers de dossiers de militaires, de prisonniers de guerre, concentrationnaires, travailleurs forcés etc.., de trouver celui du Requis, rentré en France, que l’on recherche. On peut donc toujours adresser une demande à ce service très bien organisé.

Quant à retrouver les entreprises allemandes où le Requis a travaillé ou ses conditions de vie dans les camps, c’est une recherche vaine.

Retrouvez des camarades qui auraient connu le Requis que vous cherchez est aujourd’hui impossible.

S.T.O... derrière ces trois initiales l'histoire dissimule l'un de ses chapitres les plus douloureux de la dernière guerre.

Six millions d'Européens des pays occupés ou annexés par les nazis - dont plus de 650.000 français - furent les victimes contraintes et forcées de ce service du Travail Obligatoire organisé par HITLER dans sa folie hégémonique.
S.T.O... à ce vocable aux résonances anodines la RESISTANCE, les Accords de Londres de 1945, le Tribunal International Militaire de Nuremberg lors du procès des grands criminels de guerre et le gouvernement du Général De Gaulle à la Libération ont donné son véritable nom, celui de "Déportation des populations civiles pour le Travail Obligatoire".
En le qualifiant de "Crime de guerre, Crime contre l'humanité", les alliés et la plus haute juridiction internationale ont stigmatisé à jamais, suivant l'expression du juge américain JACKSON à Nuremberg "l'Entreprise d'Esclavage la plus étendue et la plus terrible qui se soit jamais vue dans l'histoire".
Pour ces 650.000 Français livrés à l'ennemi par le pseudo-gouvernement de Vichy, pour l'honneur des 40.000 qui y périrent, (dont près de 15.000 furent fusillés, pendus ou décapités) et auxquels la République a attribué la mention "Mort pour la France", la Fédération Nationale des Victimes et rescapés des Camps Nazis du Travail Forcé et l'Association pour la Mémoire de la Déportation pour le Travail Forcé se sont toujours refusés à laisser tomber le voile noir de l'oubli.

Le devoir de mémoire ne peut se satisfaire d'une information sélective. Les peuples qui ferment les yeux sur leur passé sont aveugles devant le présent.
A l'opinion publique, aux enseignants, aux jeunes générations nous voulons, ici, par simple respect de la vérité historique, apporter un éclairage complet basé sur des textes officiels.
Sur ce drame mal connu, né de l'occupation hitlérienne et des lois d'exception prises par Vichy les 4 Septembre 1942, 16 Février 1943 et 1er Février 1944, voilà la vérité.
S.T.O., Victimes du Travail Forcé ...  pourquoi, diront certains, rappeler ce chapitre d'une période noire ?
Nous nous bornerons à leur répondre, après Albert SCHWEITZER "La vérité n'a pas d'heure; elle est de tous les temps, précisément lorsqu'elle paraît inopportune".