Comment retrouver la trace d'un déporté, victime du travail forcé en Allemagne nazie

Vous recherchez la trace, perdue, de votre Père, Gd Père. Il n’existe pas de listes rassemblant les noms des 600 000 Français victimes en 1942, 1943, 1944 de la déportation pour le travail forcé en Allemagne nazie.

Il est possible, néanmoins, de trouver des informations auprès des Services départementaux de l’ONACVG (rattachés aux Préfectures) du département d’où a eu lieu le départ. Ces services disposent des listes de départ, voire de retour. Ces listes ne comportent pas de renseignements sur la ou les entreprises, les villes où le déporté a vécu et travaillé. Certains de ces services ont déjà remis ces listes aux archives départementales ou l’on peut les consulter.

Si votre Père, votre Gd Père, possède la carte officielle de Victime du Travail forcé, ou de l’attestation “ dite T11“, l’ONACVG  du département de départ possède un dossier.

Si l’intéressé a été arrêté par la police ou la Gestapo, emprisonné, transféré en camp de concentration, en AEL, ou s’il a disparu, vous pouvez retrouver son dossier parmi les centaines de milliers conservés à CAEN. Parfois ce service dispose de dossiers n’entrant pas dans ces catégories. On peut toujours tenter une recherche !. S’adresser au Service Historique de la défense, Bureau des archives des conflits contemporains : B.P 552, 14037 CAEN CEDEX.

Contact internet : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Les demandes doivent toujours être accompagnées de la date de naissance de l’intéressé, clef de la recherche. Les dossiers ne peuvent qu’être consultés sur place à CAEN.

S’il est encore possible de retrouver les dates de départ, parfois la destination première du REQUIS, du STO, du RAFLÉ, il est difficile, voire impossible sans l’aide d’un camarade qui a connu et vécu avec l’intéressé, ou grâce à un dossier complet à CAEN, de reconstituer le parcours en Allemagne (firmes et camps de travailleurs). La plupart des témoins, âgés de plus de 92/93 ans, ont disparu.

Si vous avez connaissance de la ou des firmes où il a travaillé, certaines, parmi les plus importantes et qui existent toujours, possèdent des archives du personnel employé entre 1942 et 1945 qu’elles acceptent généralement d’ouvrir.