Réquisitoire de Jean-Bernard HERZOG, Procureur pour la France

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Dans les attendus du Jugement, il est dit : Il a été prouvé que les travailleurs déportés en Allemagne y étaient envoyés sous escorte, souvent entassés dans des trains non chauffés, sans nourriture, sans vêtements et sans installations sanitaires. Des documents ont aussi démontré que, en dépit des déclarations de SAÜCKEL à HITLER, le traitement appliqué aux travailleurs en Allemagne fut, dans de nombreux cas, brutal et dégradant : dans les Usines KRUPP, les punitions les plus cruelles étaient infligées. En théorie les travailleurs étaient payés, logés et nourris par le front du travail. Ils avaient même le droit d'envoyer du courrier et des colis dans leur pays et y transférer leurs économies, mais la plus grande partie de la paye était absorbée par des prélèvements. Les camps dans lesquels ils étaient logés étaient insalubres et la nourriture était très souvent au dessous du minimum nécessaire pour leur permettre de remplir leurs tâches.

Tous les travailleurs étaient soumis au contrôle incessant de la Gestapo et de la S.S. et, s'ils essayaient de quitter leur travail, ils étaient envoyés dans des camps de redressement ou de concentration.