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Pétain, en tant que "Chef d'Etat", et Laval, qu'il avait rappelé en avril 1942 à la tête de son gouvernement, portent devant l'Histoire la responsabilité de la politique de collaboration avec tout ce que cette formule comporte d'horreur. C'est pour leur demander comptes que l'un et l'autre furent déférés devant la Haute -Cour de justice. Au terme d'un procès qui dura du 23 juillet au 14 Août 1945, Philippe Pétain s'entendit "condamner à la peine de mort, à l'indignité nationale et la confiscation de ses biens". Le souhait formulé par la Haute-Cour, eu égard le grand âge, de ne pas voir la condamnation à mort exécutée fut respectée. | |||
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Il suffit de relire les attendus pour constater que, dans la longue liste des charges graves retenues contre l'accusé, "la déportation des travailleurs" figure en bonne place. Quand à LAVAL, condamné à mort le 9 octobre 1945 et exécuté le 15 du même mois, la Haute-Cour avait également souligné la part déterminante qu'il avait pris dans la déportation du travail en accédant aux instances de Saückel. Sans revenir sur les actes dits lois détaillés dans le Chapitre Histoire, comment ne pas le souligner. Ainsi, la justice française au travers du Procureur général, la Résistance de par les témoins à charge à la barre de ce tribunal d'exception qu'est la Haute-Cour ont retenu contre les deux principaux acteurs de la collaboration "la Déportation du Travail". Aujourd'hui, comment la même justice française peut-elle se dédire ? | |||
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"...Qu'à la faveur de cette haine contre les Anglais et les Russes, les divers ministres, sous, l'autorité de Pétain, organisaient ce qu'on appelle la "croisade européenne" et qui aboutit à des déportations en masse de travailleurs, enrôlés, sous prétexte de relève des prisonniers, pour aller aider à l'effort de guerre en Allemagne; que , malgré lui, notamment par le chef des églises protestantes de France, Pétain, qui avait reconnu le caractère monstrueux de ces déportations de Français, n'élevait aucune protestation publique contre elles..." (Extrait des conclusions - Audience du mardi 14 Août 1945) |